mercredi 28 août 2013

La slow cosmétique, ou comment être belle autrement

La slow cosmétique est un mouvement initié par Julien Kaibeck, du blog L'essentiel de Julien. Le principe est inspiré du mouvement slow food, mouvement ayant pour objectif de sensibiliser les citoyens à l'écogastronomie et à l'alterconsommation (définition Wikipédia). Il s'agit de mieux consommer pour préserver l'environnement, la santé des consommateur et la sécurité des travailleurs. Les militants Slow Food sont engagés entre autres contre l'homogénéisation culinaire. Voilà pour le cadre.


Transposé à la cosmétique et à la beauté, cela consiste à revenir à l'essentiel : bannir tout ce qui n'est pas indispensable, faire ses produits maison, consommer des cosmétiques véritablement respectueux de la peau et dont la fabrication nuit le moins possible à l'environnement (composants et emballages).

Dans son livre Adoptez la slow cosmétique, Julien Kaibeck invite à distinguer les produits (et marques) véritablement slow et ceux (celles) surfant sur la vague verte : le greenwashing.

Selon lui, cette action est double. D'une part, les industriels font croire que leurs produits contiennent des actifs bons pour la peau, sans parler des inconvénients/dangers de leurs composants. D'autre part, les publicités et le marketing nous incitent à "une quête folle du produit miracle". Nombreuses sont les publicités télévisées vantant les mérites de technologies brevetées, de composants miracles, prestigieux ou prodigieux (si vous regardez un peu la télé, vous comprenez de quoi je parle). Personnellement, ce grand renfort de qualificatifs m'incite plutôt à la méfiance.

La slow cosmétique propose de discerner les vrais besoins de notre peau de nos actes de consommation. Apprendre à véritablement connaitre sa peau et ses besoins, lui apporter les soins essentiels avec de vrais actifs efficaces et pas dosés à 1% dans un produit contenant tout plein d'eau. Les produits simplement composés sont à l'honneur, ainsi que les cosmétiques bio pour ceux qui sont achetés.

La slow cosmétique constitue non seulement une alternative plus saine mais aussi plus économique à la "beauté conventionnelle" : accepter que sa peau n'est pas parfaite et arrêter de courir après le produit miracle soulage le porte-feuille !

Attention, utiliser des cosmétiques bio, c'est bien. Cependant, il ne s'agit pas de tomber dans le même piège qu'avec les cosmétiques conventionnels : la surconsommation. Les produits bio génèrent également des emballages et du transport. Le plus simple est toujours le mieux :)

Dans cette optique (et c'est ce qui fut ma plus grande découverte), Julien préconise (très fortement) l'utilisation des huiles végétales, des eaux florales et des huiles essentielles. Les deux premières suffisent d'ailleurs complètement au démaquillage et nettoyage du visage. Les huiles végétales s'utilisent également pour les cheveux et le corps. Les eaux florales peuvent parfumer une eau (à boire). Chacune ont leurs propriétés, souvent multiples. Leur richesse tient dans leur polyvalence. Il est ainsi possible de se composer une routine de choc contre l'acné, la peau trop grasse ou trop sèche. Les boutiques en ligne spécialisées dans ce type de produits détaillent toutes les propriétés des différents produits.

Le livre de Julien Kaibeck, que je vous recommande fortement, propose tout un tas de recettes simples réalisable avec quelques ingrédients faciles à trouver voire déjà présent dans votre cuisine, détaille les bon gestes à avoir en toutes circonstances.

C'est dans cette optique que j'avais écrit un de mes tous premiers articles sur le layering japonais (ici). Les huiles végétales et les eaux florales y ont toute leur place. Cette méthode aux nombreuses étapes peut-être adaptée pour être encore plus "slow" et minimaliste.

Concernant ma propre expérience, j'ai noté que ma peau auparavant mixte était devenue moins grasse et que mes imperfections étaient un peu moins nombreuses. Allez faire un tour sur la page Facebook de la Slow Cosmétique pour plus de témoignages.

D'un point de vue financier, c'est sûr qu'il faut s'équiper et tout changer au début (sauf si on fait tout progressivement et en remplacement de produits terminés) mais sur la durée, c'est véritablement plus économique. A titre d'exemple, un flacon de 100 ml d'huile végétale coûte entre 5 et 12€ environ selon la rareté du composant et dure plusieurs mois. Les eaux florales sont généralement moins chères et durent tout aussi longtemps.

Qu'avez-vous pensé de cet article ? Connaissiez-vous déjà la Slow Cosmétique ? L'appliquez-vous déjà ou au contraire préférez-vous vous fier aux grandes marques traditionnelles ? N'hésitez pas à partager votre témoignage en commentaire et à partager cet article !

A bientôt,

Bulle

2 commentaires:

  1. Super article !
    moi je mis met progressivement, j'attend de terminer mes produits déjà commencé, première étape, une crème (ou gel) de jour à l'aloe-vera !!

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    1. Merci ! Comme je n'ai pas eu de retours, je ne savais pas ce que les gens en pensaient. Je suis contente que ça te plaise. Moi j'ai eu du mal à m'y mettre progressivement, une fois que j'ai eu compris que tout de que j'avais avant n'était pas terrible, j'ai tout viré et tout racheté ou presque :s
      Tu veux la faire toi-même ta crème, ou en acheter une ? C'est un truc que je n'ai jamais fait encore. Pour l'instant, j'en ai bien trop en stock^^

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